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Traiter les RPS ou la QVCT ?

On n’envisage pas de la même façon ces deux grands sujets RH incontournables et obligatoires.


Les RPS ou Risques Psychosociaux, évoquent en nous des situations négatives : le stress, les violences internes ou externes … pas très engageant. On est sommé de résoudre un problème ou d’empêcher qu’il ne se produise.


La QVCT ou Qualité de Vie et des Conditions de Travail ou QVT dans son ancienne version, nous semble tout de suite plus fun : Installer un baby-foot dans une salle de pause refaite à neuf ? Nommer un « Chief Hapiness Officer » ou « responsable du bonheur », ça nous inspire .. 

 

L’articulation entre RPS ou QVCT


En fait, les 2 sont intimement liés, comme les deux faces de la médaille des conditions de travail. Exprimée négativement dans le cas des RPS : « Absence de pathologie ou son traitement », ou exprimée positivement dans le cas de la QVCT : « Conditions de travail permettant le bien-être et l’épanouissement ».


L'articulation entre QVCT et RPS
La politique QVCT englobe la prévention des RPS

Selon l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), la QVCT irait plus loin que la prévention des RPS. Cependant elle ne la remplace pas. La prévention des RPS reste une base incontournable, notamment dans la définition du traitement des situations. Disons plutôt que la QVCT englobe la politique de prévention des RPS.



Prévention des RPS

Contexte subjectif du rapport au travail
Les domaines de l'entreprise touchés par les RPS

La prévention des RPS doit impliquer 3 domaines de l’entreprise : le social, le relationnel et l’organisationnel, ce qui rend la politique de prévention particulièrement complexe. Le tout se déroulant dans un contexte humain de subjectivité du rapport au travail, impliquant des approches et attentes différentes en termes de sens, de valeurs et d’émotions.






Pour dérouler sa politique RPS, il convient d’identifier dans l’entreprise les 6 facteurs de risques :

  • Intensité et temps de travail

  • Exigences émotionnelles

  • Manque d’autonomie

  • Rapports sociaux au travail dégradés

  • Conflits de valeur

  • Insécurité de la situation de travail

Pour chacun de ces facteurs, il faut ensuite analyser le niveau du risque au sein de l’entreprise, puis déterminer un plan d’action associé à chaque facteur, et ce sur les 3 niveaux de prévention :

Prévention primaire : Empêcher l’apparition de situations de RPS en réduisant les facteurs.

Prévention secondaire : Réduire ou mettre fin à l’atteinte à la santé par des mesures de protection.

Prévention tertiaire : Actions curatives destinées à diminuer l’impact de la situation une fois qu’elle est apparue.

 

La mise en place d’une politique de prévention des RPS nécessite une collaboration des différents acteurs de la prévention de l’entreprise : Direction, Ressources Humaines, Hygiène et Sécurité, Service de Santé au Travail, CSSCT. Sa réussite dépendra de la qualité de la communication qui l’accompagnera.

 

La politique de QVCT


La politique de Qualité de Vie et des Conditions de Travail consiste à mettre en place, de façon transverse dans toute l’entreprise, les conditions qui permettront la satisfaction et l’épanouissement de tous les salariés. Elle nécessite donc l’engagement de toute l’entreprise. Au-delà des acteurs de la prévention engagés contre les RPS, les Directions de toutes les entités de l’entreprise devront s’impliquer dans une politique de QVCT. La communication de ce projet est fondamentale.  


La politique de la QVCT couvre 6 dimensions qui sont représentées par la marguerite de l’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) :

-        Les relations au travail et le climat social

-        Le contenu du travail

-        La santé au travail

-        Les compétences et les parcours professionnels

-        L’égalité professionnelle pour tous

-        Le management participatif et l’engagement

 


tout ce que la QVCT concerne
La marguerite des sujets de la QVCT

Toutes les réponses aux facteurs de risques psychosociaux sont là !


Le législateur pousse d’ailleurs les entreprises à entrer dans cette démarche de QVCT plus globale en rendant obligatoire la négociation sur un certain nombre de thèmes :

  • Articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle

  • Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes

  • Lutte contre les discriminations

  • Emploi des travailleurs handicapés

  • Prévoyance et Frais de Santé

  • Droit d’expression directe et collective des salariés

  • Droit à la déconnexion et régulation des outils numériques

 

Pour être efficace, la QVCT ne doit cependant pas se limiter à un catalogue d’accords et d’actions. C’est tout un état d’esprit qui doit s’instaurer à tous les étages de l’entreprise. Chaque projet, chaque changement, chaque décision managériale, doit prendre en compte les 6 dimensions de la marguerite. Une politique d’expression des salariés et d’écoute par la Direction doit se matérialiser au quotidien.


Alors, toujours partants pour un Baby-foot ? Pas de souci à partir du moment où les problématiques profondes sont traitées. Sinon, le baby tombera comme un pansement sur une jambe de bois. Faut-il traiter les RPS ou la QVCT ? En s'engageant dans une politique de QVCT, vous ferez forcément les deux...

 

Pour en savoir plus, les sites de l’ANACT et de l’INRS regorgent d’informations utiles.

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