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Santé au travail, le grand défi des entreprises

Quel est l’impact de la santé au travail ?  


La santé des salariés s’impose comme une préoccupation majeure pour les entreprises.


En premier lieu elle répond aux obligations légales de l’employeur en matière de santé et sécurité au travail. L’employeur se doit de protéger ses salariés des troubles qui pourraient survenir du fait du travail.


De plus, l’employeur y voit un moyen de maintenir un bon niveau de performance. Des employés en bonne santé sont non seulement plus productifs, mais également plus engagés et moins susceptibles de s'absenter pour des raisons médicales.


Enfin les entreprises soucieuses de leur marque employeur ont tout intérêt à faire de leur environnement de travail un cadre sain, sans danger et où chacun pourra s’épanouir. Les salariés sont en effet les premiers ambassadeurs de leur entreprise, pourvu qu’ils s’y sentent bien.


Mais comment une entreprise soucieuse de la santé de ses collaborateurs peut-elle s’y prendre pour répondre vraiment à la problématique ?

 

Changer d’état d’esprit


C’est là le plus grand défi en matière de santé au travail. Il ne s’agit plus de fournir des équipements de sécurité et de mettre en place un ou deux programmes de sensibilisation pour rentrer dans son obligation. S’intéresser vraiment à la santé au travail, c’est s’intéresser aux gens. Vraiment, profondément. Il ne s’agit plus d’éviter la réalisation des risques, il s’agit de mettre en œuvre un environnement propice à l’épanouissement de chacun.


L’équipe en charge de la question ne doit plus se cantonner aux experts de la sécurité : service Hygiène et sécurité, médecine du travail, Ressources Humaines. Désormais toute la ligne managériale doit être impliquée dans la démarche. Car dans chaque projet, chaque organisation de service se cache des risques.


Ecouter les salariés est un bon moyen de taper juste. Leur fournir des sièges ergonomiques alors que le problème vient de la climatisation, ça part d’un bon sentiment mais ça ne résout rien.


Enfin, il ne faut pas négliger les risques psycho-sociaux. La charge mentale, les relations interpersonnelles sont aussi importantes que les habilitations électriques et la sécurisation des lieux dangereux.

 

Etudier tous les facteurs de risque


Si l’élaboration du Document unique d’étude des risques professionnel (DUERP) est obligatoire, ce n’est pas pour rien.


Dans chaque domaine de risques, des facteurs identifiés et des échelles existent pour permettre de dresser le tableau exhaustif des risques sur la santé, notamment en matière de pénibilité au travail ou de risques psychosociaux.


Faire l’étude des facteurs de risques, de tous les facteurs de risques, vraiment et sans complaisance, aidera l’entreprise à avoir une vision globale et juste de ses risques et de ses priorités. La difficulté sera peut-être d’arbitrer des priorités entre différents risques de sécurité physique et de santé mentale. D’où l’intérêt d’avoir une équipe pluridisciplinaire pour évaluer et trancher.

 

Elaborer un plan d’actions de réduction des risques


Une fois les priorités établies, il est temps de déterminer les actions nécessaires pour répondre aux risques identifiés.


Les actions peuvent intervenir à plusieurs niveaux. Elles peuvent supprimer la cause du risque, ou bien en réduire la probabilité de réalisation ou l’impact, ou bien compenser le risque une fois réalisé. Ce sont notamment les niveaux de prévention primaires, secondaire et tertiaires définis pour les risques psycho-sociaux.


Par exemple, une machine de production est extrêmement bruyante et soumet les salariés à des niveaux de décibels dangereux.

  • Une action de niveau tertiaire consistera en des mesures de soins en cas d’exposition : visite au service de santé au travail, temps de repos, … C’est bien de les prévoir, mais cela n’empêche pas le risque de se réaliser.  

  • Une action de niveau secondaire consistera à protéger les utilisateurs de la machine de l’exposition au bruit : casques de protection, bouchons plus ou moins ergonomiques, réduction des temps d’intervention à proximité de la machine, … Ces mesures doivent limiter l’impact du risque, mais celui-ci existe toujours.

  • Une action de prévention primaire consisterait à supprimer le bruit : en remplaçant la machine par une non bruyante, en modifiant le procédé de fabrication.

Une action de niveau primaire nécessite de penser bien au-delà du seul risque, il oblige à des réorganisations, et souvent des coûts importants. Ces actions sont rarement envisagées tant qu’il n’y a pas eu de changement d’état d’esprit comme décrit plus haut.

 

Quelle responsabilité pour l’employeur ?


Supprimer les troubles générés par le travail ne fait pas débat, il s’agit bien de la responsabilité de l’employeur.


Mais il y a aussi tout un pan de notre santé dont la cause est mixte. Une fragilité personnelle à la base, mais pour laquelle le travail peut venir aggraver la situation. Il peut s’agit de troubles physiques comme le syndrome du canal carpien ou des problèmes de dos, de vue, d’ouïe, … ou bien de troubles psycho-sociaux comme un syndrome d’anxiété.


Ces situations sont souvent mal comprises car, chacun ayant une sensibilité différente, des fragilités différentes, on peut avoir tendance à rejeter la responsabilité sur l’individu.


Si l’entreprise a bien réussi son changement d’état d’esprit, alors elle pourra prendre en compte aussi ces risques-là et œuvrer pour la santé de ses collaborateurs de façon plus large.


Elle pourra intégrer ces risques dans son DUERP, mais aussi proposer des programmes de prévention. Avec le support de son service de santé au travail, elle choisira en priorité les thèmes présents dans l’entreprise ou qui préoccupent les salariés. Cela peut inclure des programmes de sensibilisation sur la nutrition, l'exercice physique, la gestion du stress, le sommeil. La mise en avant des consultations médicales régulières et de la prévention des maladies chroniques fait aussi partie de ce dispositif.

 

Améliorer l’accès aux soins


Le législateur a imposé aux employeurs l’obligation de proposer une couverture sociale pour les frais de santé et pour la prévoyance.


Une belle opportunité pour l’employeur qui peut ainsi proposer à ses salariés une vraie offre de service de santé. Une offre de mutuelle bien pensée, bien négociée, ou l’employeur participera une peu plus que le minimum pourra proposer des services modernes comme la prise en charge des médecines douces, des psychothérapies, la téléconsultation, les couvertures « à la carte » selon les besoins en optique ou en dentaire, etc…



santé au travail
Accéder aux soins

 

En conclusion, la protection de la santé des salariés représente un défi complexe mais essentiel pour les entreprises soucieuses du bien-être de leurs employés. En adoptant une approche holistique et en mettant en place des initiatives ciblées, les entreprises peuvent non seulement améliorer la santé et le bien-être de leurs salariés, mais également renforcer leur productivité, leur engagement et leur satisfaction au travail.

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