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Faut-il former tous ses managers ? 5 signaux qui montrent que oui

Former ses managers est souvent perçu comme un “plus”. Un investissement utile, mais pas toujours prioritaire.


Après tout, vos managers ont de l’expérience. Ils connaissent le métier. Ils ont été promus pour leurs compétences, non ? Vous êtes serein : ils apprendront sur le terrain.

C’est souvent ainsi que les choses se passent.


Mais dans la réalité, les difficultés managériales n’apparaissent pas immédiatement. Elles s’installent progressivement, à travers des signaux que l’on interprète rarement correctement.


La vraie question n’est donc pas : faut-il former ses managers ? Mais plutôt : quels sont les signaux qui montrent que cela devient nécessaire ?

 

Pourquoi la question se pose souvent trop tard


Dans beaucoup d’organisations, les managers sont issus du terrain. Ils ont été reconnus pour leur expertise technique, leur engagement ou leur performance.


Ce choix est cohérent. Mais il repose sur une hypothèse implicite : celle que le management s’apprend naturellement, avec l’expérience.


Or, être manager ne s’improvise pas.Passer du rôle d’expert à celui de manager implique un changement de posture : organiser, faire faire, réguler, accompagner.


Sans accompagnement, chacun développe ses propres pratiques. Certaines fonctionnent, d’autres moins. Et les écarts finissent par produire des effets visibles à l’échelle de l’entreprise.

 

Les 5 signaux qui montrent qu’il faut former ses managers


1. Un turn-over ou un désengagement qui augmente


Départs plus fréquents, difficulté à fidéliser, baisse d’implication : ces indicateurs sont souvent attribués au marché de l’emploi.


Pourtant, ils sont très souvent liés à la qualité du management.Un collaborateur quitte rarement une entreprise uniquement pour des raisons externes. Il part surtout à cause de ce qu’il vit au quotidien dans son équipe.


Lorsque l’engagement baisse, c’est souvent que le cadre managérial n’est pas suffisamment structurant ou motivant.


2. Des managers débordés ou trop opérationnels


Certains managers restent très impliqués dans la production. Ils interviennent dans les dossiers, reprennent la main, font à la place.


À court terme, cela peut sembler efficace. À moyen terme, cela est préjudiciable pour tous :

  • Pour le manager qui s’est ainsi créé énormément de surcharge et se retrouve débordé sans pouvoir remplir pleinement son rôle,

  • Pour les équipes, dont l’autonomie se trouve réduite, les tâches limitées à de l’exécution, avec un manager indisponible…


Ce signal traduit souvent une difficulté à passer du « faire » au « faire faire ».

 

3. Des tensions ou des conflits mal gérés


Non-dits, irritations, incompréhensions qui s’installent…

Les tensions font partie de la vie d’une équipe. Mais lorsqu’elles ne sont pas traitées, elles dégradent le climat et la coopération.


Un manager non formé peut avoir tendance à éviter ces situations ou à les gérer de manière trop directe ou maladroite.


Dans les deux cas, la relation s’abîme.

 

un panneau danger au bord de la route
Les signaux ne sont pas toujours visibles

4. Un manque de clarté dans les attentes et les objectifs


Lorsque les rôles ne sont pas clairement définis, que les priorités changent fréquemment ou que les attentes ne sont pas explicitées, les équipes perdent en efficacité.


Les collaborateurs peuvent se sentir perdus, démotivés ou en décalage avec ce qui est attendu.


L’organisation est le rôle du manager. La clarté est une compétence managériale. Et elle ne va pas de soi.

 

5. Des pratiques managériales très hétérogènes


Chaque manager développe sa propre manière de faire. Certains sont très directifs, d’autres très souples. Certains communiquent beaucoup, d’autres peu. Chaque manager instille son style managérial. Et c’est OK.


En revanche, il est nécessaire d’avoir un cadre commun, afin d’éviter les incohérences de traitement entre équipes, qui peuvent engendrer un sentiment d’injustice.


Une culture commune, des process bien établis et appliqués par tous les managers permettent d’élaborer un référentiel managérial partagé.

 

Ce que permet réellement la formation des managers


Former ses managers ne consiste pas à leur transmettre des concepts théoriques.


C’est leur permettre de :

  • clarifier leur rôle et leurs responsabilités

  • constituer une boite à outils du manager (délégation, feedback, recadrage, animation d’équipe)

  • prendre du recul sur leurs pratiques, se questionner pour s’améliorer

  • développer une posture adaptée à leur fonction


C’est aussi un levier d’alignement. La formation permet de poser des bases communes, de structurer une culture managériale et de sécuriser les pratiques.


Un manager qui comprend son rôle et se sent à l’aise dans sa fonction est plus efficace, plus serein, et plus cohérent dans ses décisions.

 

Conclusion

Former ses managers n’est pas une réponse à un problème ponctuel. C’est un investissement dans la qualité du fonctionnement collectif.

Les signaux évoqués ici sont souvent visibles bien avant qu’une situation ne devienne critique.


La question n’est donc pas uniquement : faut-il former ses managers ? Mais plutôt : pouvez-vous vous permettre de ne pas le faire ?

 

Vous vous reconnaissez dans ces signaux ?


Si vous observez certains de ces indicateurs dans votre organisation, il est probablement temps de prendre du recul.


Un diagnostic managérial permet d’identifier les points de blocage et de prioriser les actions à mettre en place.


Échangeons sur votre contexte et vos enjeux pour structurer un accompagnement adapté à votre organisation : Réservez l’heure avec catherine LE MEUR : Discutons de vos besoins !


 

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